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    May 05

    Fait divers

    Demain, comme chacun sait, c'est le second tour de l'élection présidentielle. Mais ça, on s'en fout parce qu'il ya des choses plus importantes qui se passent dans le monde à l'heure où je vous parle. Et c'était pareil pour hier.
    Parce qu'hier, je suis allée chez le coiffeur et ça, vous en conviendrez, c'est un événement qu'on ne peut passer sous silence sous prétexte qu'on saura qui est le gagnant du Tour de France demain.

    Voilà, hier, je me baladais donc sur l'avenue, le coeur ouvert à l'inconu, j'avais envie de dire bonjour à n'importe qui. N'importe qui, et ce fût toi, chère coiffeuse et il semblerait que je t'ai dit n'importe quoi, vue qu'au lieu de me rafraîchir la coupe, tu as jouée à Edward aux mains d'argent.Tout avait pourtant bien commencée entre nous, si on excepte le fait que tu m'as faite poireauter 1h30 entourée de personnes âgées qui avaient, sembe-t-il, une furieuse envie de discuter et de marmots qui avaient, semble-t-il, une furieuse envie de m'empêcher de lire Gala. Mais bon, je passe là-dessus car ma chère coiffeuse, tu es semble-t-il une personne très demandée.

    Quand est venu mon tour, j'étais en plein milieu d'un article palpitant sur le fait que 20 ans de diférence d'âge dans un couple, c'est une broutille car comme chacun le sait, l'amour est toujours plus fort que ces basses considérations.
    Tu m'as fait asseoir devant une glace et tu as pris cet air désespéré qui n'annonçait rien de bon. Tu m'as demandé ce que je voulais, je t'ai répondu que je voulais un racourcissement capillaire, tu as pris un air entendu qui semblait vouloir dire :"Ouais, tu m'étonnes." Et puis, tu as eu cette phrase qui aurait du me mettre la puce à l'oreille :"vous voulez quelque chose de déstructuré?" Euh.....Là, j'ai du hocher la tête.

    Ensuite, tu m'as fait asseoir dans ce confortable fauteuil agrémenté d'un lavabo, ce genre de lavabo de coiffeurs qui vous fait craindre le coup du lapin à chaque seconde. Puis après m'avoir ébouillanté le cuir chevelu, tu as semble-t-il essayé avec tes doigts agiles de faire pénétrer le shampoing au plus profond de mon cerveau en me broyant la boîte crânienne au passage. Notre histoire me paraissait déjà moins belle à ce moment là. Puis vint la question fatidique : "Je vous fais un soin?" Le soin en question consiste à vous tartiner la chevelure d'un produit miracle destiné à donner à vos cheveux une beauté incomparable. Puis on vous enveloppe le crâne d'une serviette humide chauffée à 500° qui vous fait vous demander si votre cuir chevelu ne va pas fondre.
    - Ca va, c'est pas trop chaud?
    - Ben euh...
    -Très bien, je reviens dans un instant.

    Vint le moment tant attendu de la coupe, ce moment où on se demande quelle idée à la con vous a fait entrer dans ce salon. Je te le dis avec toute la bienveillance dont je suis capable en cet instant, ma chère coiffeuse, tu es une grosse bourrrine. Quand je parlais d'Edward aux mains d'argent, je n'exagérais pas sauf qu'Edward avait un don, ce qui n'est pas ton cas. J'ai vu des touffes de cheveux voleter devant moi jusqu'à ne plus pouvoir me regarder dans le miroir en face. Il semblait de plus que tu aies décidé de battre un record de vitesse et ç'aurait été aimable de me le faire savoir avant.

    Je ne peux nier que tu as effectivement raccourci ma coupe. C'est un fait, mes cheveux sont plus courts. Néanmoins, entre couper 3 cm de cheveux et 10 cm, tu avoueras qu'il y a une marge conséquente. Tu as parfait ton ouvrage avec le fameux brushing impossible à refaire chez soi, qui vous donne l'impression d'avoir une épaisse chevelure quand vous n'avez que des cheveux filasses. Tout cela agrémenté bien sûr d'une dose impressionnante de laque. Je le dis sans détour, ce sont les coiffeuses qui sont responsables du trou dans la couche d'ozone et du réchauffement climatique.

    Quand tu eues enfin fini de maltraiter mes cheveux, tu as eu l'air extrêment satisfaite. D'ailleurs, dans le salon, tout le monde avait l'air satisfait. "C'est vachement bien" m'a même lancé une jeune femme que j'aurais tué pour avoir sa coupe. Je dois bien avouer quand même qu'au final, je trouvais ma coupe pas si mal que ça.

    Malheureusement ma chère coiffeuse, je dois bien dire qu'aujourd'hui, j'ai envie de te faire avaler ta paire de ciseaux et de te coller ton séche-cheveux dans la gorge pour la faire passer. Car cette magnifique coupe déstructurée que tu m'as faite hier s'est transformée en casque aujourd'hui et ça, je ne suis pas sûre de pouvoir te le pardonner. C'est avec regret que je dois t'annoncer que je vais devoir mettre fin à notre collaboration, sale conne.

    Voilà pourquoi le second tour des élections présidentielles me semble aujourd'hui une chose bien futile quand on sait quil me faudra beaucoup de courage et un bonnet pour passer la porte de la mairie de la Roche-maurice demain pour accomplir mon devoir de citoyenne. Je sens que vous êtes émus, ne vous inquiétez pas, je serai forte.


    April 22

    Rétrospective


    Après avoir reçu des menaces de mort terrifiantes visant à me faire reprendre mon activité blogesque sous peine de tortures douloureuses, je n'ai d'autre choix que de pondre un billet.


    Que s'est-il passé depuis le 6 mars, date de mon dernier opus?

    1. J'ai subi une opération à coeur ouvert et j'ai maintenant des ventricules de babouin tout neufs.
    2. J'ai été victime de la traite des blanches et on m'a ainsi forcée à aller travailler jour et nuit dans une imprimerie où on imprimait à grande échelle des ouvrages révolutionnaires sur la suprématie bretonne, destinés à être diffusés sous la parka Guy Cotten.
    3. Suite à cette expérience douloureuse, j'ai du faire un séjour dans un centre de désintoxication pour combattre ma dépendance au biniou.
    4. J'ai également du me faire ablationner les deux mains qui étaient rongées par la gangrène à cause d'un manque d'hygiène déplorable de mon lieu de captivité.
    5. J'ai organisé avec mon ami Tchômi une conférence à l'ONU sur le pâté Hénaff et la ratatouille en bocal.
    6. Je suis devenue écrivain animalière spécialisée dans les lapins.
    7. On m'a forcée à participer à un grand rassemblement festif d'écoles d"ingénieur. Durant cette soirée où je n'ai bu pourtant que du jus de carottes, j'ai dépensé un demi-million de dollars, j'ai failli mourir un demi-million de fois dans une voiture conduite par quelqu'un qui avait ajouté trop de pastis dans son jus de carottes. A cette occasion j'ai rencontré des gendarmes fort aimables. Alors que nous venions de les apercevoir en train de contrôler des voituresà 10 mètres devant nous, notre chauffeur a trouvé que cétait une bonne idée de s'arrêter brusquement, de reculer et de se prendre un poteau en passant, avec cette phrase extraordinaire "Eeeeh, de toute façon, y peuvent rien faire, j'suis à l'arrêt!!!". Miraculeusement, un gendarme fort aimable nous a prévenu qu'il fallait être prudent car des flics faisaient un contrôle un peu plus loin. Et hop, il est parti. Je pense écrire au Vatican pour faire homologuer ce miracle, je soupçonne Jean-Paul II d'y être pour quelque chose.

    Avec toutes ces péripéties, il est vrai que je n'ai pas eu le temps d'écrire grand chose ici. Mais maintenant que je me suis fait greffée deux mains de babouins toutes neuves, je peuxr réparer cet oubli.

    March 06

    Modernitey

    Il y a quelques temps déjà, je m'en souviens comme si c'était le 27 février, j'écrivais un billet incompréhensible à propos d'un supposé désespoir qui se serait abattu sur moi pour des raisons que tout le monde ignore. Je ne reviendrai pas sur ce sujet.

    En effet, en ce moment, je suis totally overbookée, complètement busy, j'ai trop de choses à gérer. Mon marchand de journaux me l'a d'ailleurs fait remarquer ce matin en me rendant la monnaie : "Vous, vous êtes une femme Barbara Gould". Bon, d'accord, il n'a pas vraiment dit ça. Si je veux être tout à fait honnête, il m'a dit "Merci et bonne journée!", mais j'ai lu dans son regard comme une sorte d'admiration pour l'idéal de femme que je représente, la femme active, la femme Barbara Gould. Sauf que contrairement aux vraies femmes Barbara Gould, je ne porte pas de tailleurs avec épaulettes modèle culturiste et collants assortis à ma couleur de cheveux. Je me contente juste d'être complètement à l'aise dans l'univers moderne du monde d'aujourd'hui, complètement en phase avec mon époque et complètement dépourvue de sébum au niveau des pores.

    Et la vie moderne, c'est pas du gâteau, surtout quand elle rend votre peau terne et vous colle des petites rides sournoises au coin des yeux alors que vous n'avez même pas encore atteint la ménopause. Chienne de vie.

    Rien qu'aujourd'hui, j'ai du affronter les 1001 contrariétés que seule une femme Barbara Gould peut traverser avec une totale décontraction et une peau impeccable.

    Déjà, à mon réveil, j'ai du faire face à mon visage dans le miroir. Je dirais bien que j'avais une tête un peu fatiguée mais en vérité j'avais une sale tronche avec des poches violacées d'une profondeur abyssale sous les yeux. Les boules.
    Ensuite j'ai allumé mon ordinateur sur lequel j'avais installé la veille la version 2 de Windows XP, par souci de modernité bien évidemment. Quelle n'a pas été ma surprise quand j'ai découvert que mon ordinateur était soudain devenu grabataire et n'avait plus la force  de m'ouvrir un programme que toutes les dix minutes. Heureusement que je suis une femme Barbara Gould, sinon il est fort probable que j'aurais fini par l'exploser contre un mur en poussant des hurlements.Alors que là, je me suis contentée de le regarder avec dédain et de lui tourner le dos en effectuant un magnifique jeté de cheveux. Bon, le jeté de cheveux, c'est bien mais disons le franchement, ça marche pas vraiment sur les ordinateurs, ni sur autre chose d'ailleurs. Et en plus, ça fait mal quand on s'est pas échauffé.
    Bon ensuite, rien de particulier, j'ai juste renversé une boîte de punaises et je me suis dit "Tiens, et si je marchais dessus, est ce que j'aurais mal?". La femme Barbara Gould est une aventurière. Effectivement, j'ai eu mal. La femme Barbara Gould est un peu conne parfois.
    Comme tous les jours, je me rendais à mon école de sauveur de l'humanité dans ma Cinquecento ultra-moderne et hyper-pratique pour circuler en métropôle (oui, Brest est une métropôle,et même qu'elle est océane, si, si, c'est véridique). Ma Cinquecento est tellement moderne qu'elle possède un toit ouvrant, ou devrais-je dire plutôt une lucarne ouvrante. Le problème est que, s'il est ouvrant, sur ma voiture ce toit n'est pas fermant. Il avait beaucoup plu hier. Comment vous faire partager cette sensation de siège gorgé d'eau combiné à une odeur prégnante de cendrier plein? Vous me direz, qu'est ce que fait un cendrier plein dans la voiture d'une femme Barbara Gould? Et bien, je vous répondrai qu'il a du s'égarer, qu'il a vu de la lumière, tout ça tout ça.
    A ce moment là, je n'ai pas poussé d'injures, je n'ai pas tapé sauvagement dans ma voiture, tout juste ai-je pu sentir une légère accélération de mon rythme cardiaque.

    La journée s'est déroulée sans autres embûches mais le problème est qu'elle fût longue. Et de trop longues journées ont tendance à annihiler les effets Barbara Gould, ce qui fait qu'en rentrant chez moi dans ma voiture mouillée et puante, en découvrant que mon ordinateur était resté bloqué à la case sénile et lorsque j'ai découvert avec douleur une punaise enfoncée dans mon talon droit, j'avoue que je n'ai pu m'empêcher pousser un hurlement sauvage agrémenté d'une bordée de jurons. J'avoue aussi avoir traité Barbara Gould, qui par ailleurs doit être une femme charmante, de connasse.

    Mais ça va mieux. Et oui, moi je suis une femme Barbara Gould.


    January 09

    Stupeur et tremblement

    Tiens, encore un enterrement...
    December 19

    Vérités fondamentales

    J'écris ces quelques mots de Carhaix où mes collègues m'ayant lâchement abandonné, je me retrouve dans l'obligation de ne rien faire. Et rien faire à Carhaix, je peux vous assurer que comme torture psychologique, on a rien fait de mieux depuis faire plein de trucs à Rimou.
    Effectivement, je n'ai révélé aucune vérité fondamentale depuis un bon bout de temps, à peu près 26 ans pour être plus précise et j'avoue être un peu à court. Faut croire qu'à Carhaix, les vérités fondamentales ne courent pas les rues et je les comprends. Moi-même, je n'irais pas courir les rues par un froid pareil.
     
    Je préfère regarder les enterrements qui se succèdent toute la journée devant mon lieu de travail pendant qu'il y en a qui se les gèlent dans des boîtes en sapin. je sais qu'on a fait plus gaî comme passe-temps, mais en même temps, quoi de mieux pour réfléchir au sens de la vie qu'un bon enterrement. Surtout qu'en ce moment, vue la fréquence des processions, il semblerait que la population de Carhaix soit en train de s'éteindre. J'ai peur.
     
    Rien qu'hier après-midi, il y en avait deux, ce qui m'a sauvé d'une mort certaine par overdose de réunion alors que je m'éteignais doucement en écoutant mes collègues parler. Parcque moi, je ne parle pas en réunion, je suis stagiaire, j'ai donc le privilège de pouvoir m'endormir sans que ça prête à conséquences.
    Et donc, (pas joli ça), alors que la bave commençait à déborder dangereusement des commissures de mes lèvres, un délicieux son de cloche m'a sorti de ma torpeur et j'ai ainsi pu survivre à ces longues heures de réunion, en réfléchissant à mon propre enterrement et en me demandant si les gens auraient la décence de paraître tristes, ce qui n'était pas le cas de l'enterrement auquel j'ai assisté de ma fenêtre.
     
    Aujourd'hui, c'est pire, le chauffeur du corbillard lit son journal dans son fourgon et je vous parie tout un tas d'argent que je n'ai pas que ce n'est pas les avis de décès, quoique je suis trop loin pour le voir. J'ai bien l'impression que ce sont les pages de la bourse.
     
    Bref, pour asséner tout de même une vérité fondamentale à la fin de ce billet, je dirais qu'il vaut mieux être vivant et lire les pages de la bourse dans un corbillard plutôt que mort dans une boîte en bois avec rien à lire, à moins qu'on vous enterre avec le Larousse, ce qui serait quand même une idée à la con.
     
    Sur ce , je vais continuer à m'éteindre doucement au son des cloches.
    October 25

    Ma vie, ma voiture, mes emmerdes

    Je ne ne vous conterai pas une nouvelle fois mes péripéties automobilistiques quoi que j'en ai une bien bonne à base de roue qui crève et de roue de secours dégonflée , avec l'intervention de personnages truculents (un homme doté d'une calvitie impressionnante avec un catogan, sa femme elle aussi dotée d'une calvitie impressionnante mais sans catogan, des passants aux sourires guoguenards, un cric maléfique et pour finir, un sauveteur moustachu, à savoir mon père), tout ceci dans le Centre Bretagne qui, au niveau trou-du-cul-du-monde, s'apparenterait assez à Rimou.

    Non, je ne vous parlerai pas de l'intense sentiment de gratitude qui m'envahît lorsque le monsieur à la calvitie avec catogan proposa gentîment de m'aider à changer ma roue alors que je m'escrimais avec force "Bordel de merde!" à desserer les écrous de mon pneu à plat. Et je ne vous parlerai pas non plus de l'intense sentiment de solitude qui m'envahît lorsque'au bout de 100 mètres, je me rendis compte que ma roue de secours avait rendue l'âme elle aussi. Et là, je me laisse tout de même aller à l'envie de citer ces quelques mots d'un illustre penseur québecois : "Celui qui n'a jamais été seul au moins une fois dans sa vie, peut-il seulement aimer, peut-il aimer jamais?" Où est le rapport me direz-vous? Et bien je n'en sais rien, mais que celui qui n'a jamais cité Garou dans un billet me jette la première jante. (admirez la virtuosité avec laquelle je reviens à mon non-sujet premier, celui dont je ne parlerai pas, à savoir la malédiction jetée sur la roue avant droite de ma voiture. Tchômi, tu remarqueras que mon problème de parenthèses ne s'arrange guère.)

    Je n'ai aucune envie de m'étendre sur le fait que la nuit à Carhaix, ça fout les boules, non seulement parcqu'il n'y a personne dans les rues mais en plus parcque Carhaix étant la plaque tournante d'un immense trafic de purin d'ortie, il n'est pas rare qu'à la nuit tombée, cette ville se transforme en un théatre de réglement de compte des plus nauséabonds.

    Cette histoire ne vaut pas donc pas la peine d'être contée, surtout quand on sait qu'elle se finit par un misérable cri de désespoir qui a retenti dans la ville entière et dans sa proche banlieue, à savoir :"PAPAAAAA!!!" Ben oui, ça fout les boules.

    La prochaine fois, je ne vous raconterai pas comment j'ai failli être emportée par un cyclone dans les Monts d'Arrée et comment j'ai du lester ma Cinquecento avec des ragondins trouvés au bord de la route.

    October 06

    Ar Victoire en Chantant

    A l'instar de Tchômi, je dois dire qu'à moi aussi il arrive des trucs pas communs. En témoigne cette étrange matinée du 4 octobre 2006 où, comme tous les matins depuis quelques semaines, j'enfourchais mon bolide (et oui, ce qui est bien avec une cinquecento, c'est qu'on peut s'en servir comme voiture ou alors comme cyclo si on veut, sauf que le guidon est à l'intérieur de l'habitacle et ça, c'est un peu mal foutu, enfin pour ce que j'en dis) pour me rendre à mon stage de sauveuse de l'humanité dans un recoin mal fâmé du Finistère.

    Je cheminais gaîement sur une route plaisible, admirant l'éveil de la nature et des éboueurs lorsque j'arrivai sur une route obscure qui marque l'entrée dans ce que l'on appelle communément dans notre pays "Ar Monts d'Arrée" (traduire Les Monts d'Arrée). Cet endroit particulier de par chez moi est caractérisé par une lande arride surmontée de crêtes rocheuses qui lancent des ombres inquiétantes sur le bitume de la route. Battu par les vents, ce territoire hostile où rien ne pousse a la réputation d'être peuplé d'êtres étranges qui ont la particularité d'être très très lents.

    Dans notre pays, on appelle communément cette créature "Ar Semi-Remorque" (traduire Le Semi-Remorque) ou encore "Ar 38 Tonnes" (traduire...oh et puis faites-le vous-même). Ce monstre a la particularité de se mouvoir sur les routes et de se mettre en branle le jour où vous êtes à la bourre et que vous avez pas que ça à foutre et que ça va bien deux minutes de cheminer gaîement sur des routes paisibles mais bon, y a des gens qui bossent aussi.

    Donc, en arrivant aux portes de ce que l'on nomme communément dans notre pays "Ar Route qui Fout les Boules" (...), j'avais décidé d'accélérer un peu le mouvement et de regagner l'habitacle de mon bolide où, il est vrai, il est plus facile d'atteindre l'accélérateur qu'à cheval sur le capot (ou plutôt en amazone parcque je suis une femme). Et là, au détour d'un virage particulièrement menaçant (avec des dents pointus et tout), je tombe nez à nez avec une meute de que l'on nomme communément dans notre pays "Ar Semi-Remorque". La route en était recouverte à perte de vue et l'angoisse m'étreint à la pensée que j'allais devoir les affronter un par un si je ne voulais pas mourir asphixiée par les gazs d'échappement de ce troupeau de monstres.

    Au péril de ma vie, je dépassai discrètement les deux premiers en sifflotant de manière innocente, espérant me faire passer pour une simple promeneuse sans intention hostile. Et le stratagème marcha parfaitement, je passai sans encombre. Je pensai alors que j'avais fait le plus dur, j'avais vaincu ma peur du 38 Tonnes et des gnomes qui leur tenaient la bride, "Ar Cammioneurs à Moustaches". C'était sans compter le dernier de la file qui avait remarqué ma ruse et trouvait mon insouciance suspecte. Il avait subrepticement (mot compte triple) ralenti alors que j'approchais et s'engagea alors une lutte sans merci dont l'enjeu principal était l'arrivée en temps et en heure sur mon lieu de stage sous peine d'une décapitation douloureuse. Celui qui a déjà essayé de doubler quoi que ce soit avec une Fiat Cinquecento sur un faux plat sait de quel combat je parle. Alors que j'étais en pleine accélération pour prendre mon envol et dire adieu au monstre d'acier, celui-ci décida subitement d'entamer une accélération fulgurante digne d'une 4L ou d'un scooter non bridé. Et à ce moment-là, prise entre deux feux, c'est-à-dire prise entre Ar 38 Tonnes et un fossé, alors qu'en face arrivait un de leur congénère, je fûs contrainte à la retraite, un abandon honteux qui me fît rougir de honte. Car oui, la particularité du Semi-Remorque est de pouvoir à distance appeler un ou plusieurs de ses amis pour réduire à néant vos espoirs de victoire sur lui.

    J'ai donc fait profil bas (très bas, à peu près 75 km/h en vitesse de pointe) jusqu'à mon lieu de stage où la décapitation fût effectivement douloureuse.

    Il s'avère que l'empire de Ar Semi-Remorque semble relativement étendu puisqu'en prenant une autre route sur le chemin du retour, cette fameuse route que dans notre pays on appelle communément "Ar Voie Express", j'en ai aussi croisé un paquet. Et là, malgré quelques combats parfois assez rudes, ce n'est pas sans fierté que je peux dire que je les ai tous fumés, un par un, sans siffloter innocemment mais en les abreuvant d'insultes. Et ça, ça fait du bien.

    Sinon, ça va bien, je suis pas stressée ni rien...
    August 30

    Non mais franchement

    J'ai entendu dire ici et là que bientôt, c'est la rentrée. Et là, je dois bien dire que je suis un peu embêtée parcque:

    1. Je n'ai pas encore choisi de nouveau cartable bien que j'ai repéré un Lafuma très sympa chez Leclerc, jaune et vert fluo, avec des bandes réfléchissantes au cas où j'ai à rentrer chez moi de nuit si mes parents oublient de venir me chercher à la sortie de l'école.

    2. Je n'ai pas de chaussures neuves, celles qui font mal, qui vous ravagent les doigts de pieds mais que vous mettez quand même, celles avec lesquelles une gangrène vous menace à tout moment mais que vous portez avec un courage hors du commun parcque, faut pas déconner, une rentrée sans chaussures neuves, ça n'existe nulle part.

    3. Je ne suis pas assez bronzée.

    4. J'ai grossi, parcque dans le Finistère, comme on peut pas aller à la plage, on bouffe, de préférence du pâté Hénaff sur du pain-beurre.

    5. Je n'ai pas eu d'aventure romantique au camping de Palavas-Les-Flots, sauf si on compte le téckel qui a essayé de m'agresser sexuellement dans les toilettes. Du coup, j'ai pas grand-chose à raconter à mes super copines que j'adore trop et que même que si elles existaient pas je mourrais à coup sûr. Alors, je vais encore devoir inventer une histoire d'amour torride avec un surveillant de baignade à mi-chemin entre Brad Pitt et Bernard Montiel...Trop la galère.

    6. J'ai pas pu avoir l'agenda de la Nouvelle Star Académie de la Tentation parcqu'une pétasse a pris le dernier cher Mamouth. En plus, elle avait des sales traces de bronzage, style j'ai porté un col roulé pendant deux mois...Le boulet quoi.

    7. J'ai plus de fond de teint.

    8. Mon rouge à lèvre-gloss a totally fondu rapport au sauna que j'ai installé dans ma salle de bain à l'aide d'une quantité industrielle de radiateur et une piscine gonflable. Trop la lose .

    9. J'ai plus d'argent de poche pour aller boire un Extrem Drink of the Death (lait-fraise + sirop de myrtille avec un doigt de cacolac) au café à côté de l'école, Le Café A Côté De L'Ecole.

    10. Je me suis fait un gommage au verre pilé hier, à ce qui paraît c'est super efficace pour enlever les peaux mortes. Effectivement.

    Enfin voilà, je veux dire que je suis pas du tout ready pour affronter la jungle scolaire et que c'est pour cette raison que je vais rester dans mon lit les vingt prochaines années en attendant que les croûtes sur mon visage tombent. Trop nullle la vie, franchement.


    July 27

    "Il n'est jamais plus tard que minuit" (Proverbe birman)

    Ecrire des billets sur des blogs à minuit et quelques, c'est vachement bien. Car, à ce moment-là, à l'heure où la nuit est sur le point de nous emporter et où nous sommes seuls face à cette angoissante page web blanche, on se rend compte que nous somme peu de choses, nous qui essayons vainement d'écrire un billet à minuit et quelques.

    Minuit et quelques ça veut dire qu'il est tard mais pas trop, qu'on a encore du temps devant soi mais pas des masses non plus parcqu'après bonjour les poches sous les yeux et la peau terne et ça, c'est vraiment pas cool.

    A minuit et quelques, quand on attend l'inspiration devant son clavier, c'est vachement bien aussi parcque des moustiques font des raids aériens dignes de Pearl Harbor sur notre personne et tentent de vous sucer le sang alors qu'ils vous en ont déjà pompé trois litres la nuit précédente, au risque de se transformer en moustique obèse, ce qui prouve quand même l'insouciance certaine de cet insecte.

    A minuit et quelques, il fait relativement noir dehors, ce qui permet au blogeur en pleine détresse de pouvoir se regarder dans la fenêtre et prendre toute la mesure de son désespoir à la vue de son visage triste et accablé. En gros, c'est là où il se rend compte qu'il a une sale gueule et des cernes de la taille d'une autoroute sous les yeux.

    En plus, à minuit et quelques, on est relativement fatigué, pas trop mais un peu quand même, d'autant plus qu'on s'est traîné toute l'après-midi sur un terrain de tennis décrépi et qu'on a tenté en vain de feindre un dynamisme qui avait oublié de se lever ce matin là, cette grosse feignasse.

    Non, minuit et quelques, c'est vraiment de la balle, surtout l'été, quand il fait chaud et que la chaleur se contrefout de savoir qu'il est minuit et quelques et qu'il serait peut-être temps d'aller voir ailleurs si j'y suis. D'ailleurs, c'est pas de sa faute à la chaleur parcque si on y réfléchit deux secondes, on peut dire que la chaleur n'a pas de conscience donc si on va par là, la chaleur ne peut concrètement pas prendre la décision de m'empêcher de dormir. Mais quand même, sur ce coup-là, la chaleur, elle déconne et je prends mes responsabilités en l'accusant aujourd'hui, à minuit et quelques, de pourrir mes nuits et de m'empêcher d'écrire des trucs sur ce blog sereinement.

    Minuit et quelques, c'est génial aussi, parcqu'au bout d'un moment, si on regarde bien, ça se transforme en 1h du matin, c'est dire si c'est bien foutu. Et à 1h du matin, là, c'est plus pareil parcque justement c'est le matin même si en fait on constate que c'est toujours la nuit. Deux secondes, je regarde...Oui, c'est bien ça, il fait nuit.

    En fait, minuit et quelques c'est pas si mal, ça permet de réfléchir à des trucs importants comme la contenance en sang d'un corps de moustique ou le fait que quand il fait trop chaud on dort pas bien ou encore les pittoresques expressions de la langue française qui ont le pouvoir de transformer la nuit en matin, comme ça, sans raison, alors qu'on arrive quand même à faire la différence entre les deux et que quand on regarde par le fenêtre, on voit non seulement notre visage au teint terne et nos cheveux aux pointes sèches mais aussi la noirceur de la nuit et non pas la lumière du matin. CQFD.


    Comme je ne veux pas abuser du minuit et quelques, je vais m'arrêter là. La prochaine fois, je vous raconterai l'histoire passionnante du 14h et des brouettes qui elle aussi vaut le détour.

    July 19

    Information et divertissement, un amour impossible?

    Bon, arrêtons l'hypocrisie, il est temps de parler des choses qui fâchent. On essaie de noyer le poisson et dieu sait qu'à force d'essayer, on finira bien par y arriver. Arrêtons de faire semblant de s'intéresser à de futiles choses telles qu'une menace de canicule à laquelle personne ne croît vraiment. En tout cas, moi j'y crois pas. Enfin, j'y ai cru hier parcqu'il faisait un peu chaud quand même mais aujourd'hui, honnêtement, j'y crois plus.

    Ne nous laissons pas berner par des manipulateurs qui veulent nous faire croire que des mecs en cycliste avec des cuisses de bûcheronne est-allemande voire même slovaque passent leurs journées à monter et descendre des montagnes alors qu'il serait quand même plus simple pour visiter la France de monter dans les voitures qui les suivent désespérément, alors même que leurs femme au volant n'arrêtent pas de leur répéter : "Mais Jean-Louis, lâche ton vélo et monte dans la voiture, tu vas finir par tomber!"

    A qui veut-on faire croire ça? Tout ceci s'appelle de la désinformation. Et oui, lorsqu'on essaie de nous faire croire que nous avons perdu la finale de la Coupe du Monde de football, on tente honteusement de détourner notre attention de choses graves qui se passent sous nos yeux, oui, tout de suite, maintenant.

    Un seul média, une seule chaîne, a eu le courage de révéler la sombre histoire qui a été passée sous silence pendant trop longtemps. Et cette chaîne, c'est TF1. Oui, TF1, la seule chaîne qui a osé diffuser la triste histoire d'Alexandra, plongée dans le coma depuis un accident de voiture. Les férus d'information qui ne se sont pas laissés avoir par le monceau d'insanités que l'on veut nous faire avaler, je dirais même ceux qui ont eu les couilles de regarder le terrible téléfilm-reportage-documentaire choc "L'amour oublié" diffusé cet après-midi sur TF1 savent de quoi je parle.

    Oui, Alexandra, je dis bien Alexandra, est tombée dans le coma après un accident de voiture dont on peut se demander s'il était vraiment accidentel, sachant qu'elle conduisait une Jaguar vert pomme et que comme chacun le sait, les voitures de marque Jaguar et de surcroît vert pomme ont satistiquement beaucoup moins de chances de subir un accident comparé à des clios gris métallisé, surtout en France. Et oui, un jour, j'apprendrais à faire des phrases courtes, mais le contexte ne s'y prête pas ici.

    Alexandra s'est réveillée, messieurs, dames, oui, elle s'est levée subitement de son lit d'hôpital, en poussant ce cri du coeur d'une incroyable intensité : " Putain, j'ai la dalle, moi!" Mais , le pire dans cette histoire, ce qui doit nous toucher au plus profond de notre muscle cardiaque qui bat à une telle vitesse que les amygdales nous en remontent dangereusement sur la langue, c'est qu'Alexandra a perdu, la mémoire, Alex (oui, je l'appelle Alex, je me sens assez proche d'elle) est amnésique, Alexandra ne sait même plus qu'elle s'appelle Alexandra, on pourrait l'appeler Thérèse ou même Jean-Yves qu'elle ne se douterait de rien. Ce n'est pas terrible ça, hein?

    Mais le pire est encore à venir. Car les parents d'Alexandra, terrrrrriblement inquiets de cette subite perte de mémoire, tentent par tous les moyens de faire remonter ses souvenirs à la surface et notamment l'endroit où elle a planqué la télécommande de la télé parcque ça commence à être lassant de se lever du fauteuil quand il faut changer de chaîne. C'est alors qu'ils ont une idée. Ils sont futés ces parents quand même. Ils décident de faire appel à un ami d'Alex, Jonathan, dont ils ont trouvé le nom dans un carnet d'adresses planqué dans la commode de sa chambre, entre un fouet, des menottes et un litre de vaseline.

    Et là, horreur, Jonathan s'avère être un horrible toxicomane aux dents pourries et aux cheveux filasses! On le soupçonne même d'avoir des pellicules! Et encore plus l'horreur, il s'avère qu'Alexandra est une prostituée toxicomane zoophile, que Jonathan est son souteneur et qu'il a effectivement des pellicules! C'est pas atrocement terrible ça! Là, on retient notre souffle, on a des sueurs froides, on se demande comment de telles choses sont possibles, comment ceci a pu se passer sous nos yeux sans qu'on s'en rende compte!

    Je vous rassure, cette histoire se finit bien. Enfin plutôt bien. Disons que ça aurait pu être pire. Après l'accouchement difficile de triplés siamois dont le père reste à ce jour inconnu, Alexandra a vu sa vie changer de manière extraordinaire, tellement extraordinaire qu'on se demande quand même si on se fout pas un peu de notre gueule. En effet, alors qu'elle sort juste de la salle de travail, au moment où elle a décidé de tourner la page et de changer de vie, de laisser son passé douloureux derrière elle, elle rencontre un imprésario qui tombe sous son charme et décide d'en faire une mannequin, de l'épouser et d'adopter ses trois enfants inséparables. Un vrai conte de fée en somme. Malgré une légère accoutumance à la cocaïne et le retrait de la garde de ses enfants, on peut dire qu'aujourd'hui tout réussit à Alexandra, dieu merci.

    Alors quand même, si des journalistes courageux n'avaient pas le cran de diffuser ce genre d'informations, s'ils ne prenaient pas le risque de nous faire partager ces choses terribles qui se passent à côté de chez nous, si on continuait à parler de politique internationale, d'économie et de trou dans le couche d'ozone, où irait la France messieurs, dames, hein, je vous le demande?

    July 08

    Mais de qui se moque-t-on?

    C'est pas que j'ai pas du tout d'inspiration, que je sais pas du tout quoi raconter et que j'ai beau me creuser la tête à grands coups de pelle sans rien trouver, non, non, c'est pas pour ça que j'ai pas écrit grand chose depuis le 21 juin. C'est pas non plus parcque je suis en vacances et que mon activité cérébrale frôle dangereusement le coma dépassé, ce serait absolument faux de dire ça. Ce n'est également pas non plus parcque les terrasses de café m'appellent de leurs chants envoûtants à la manière des sirènes :" et pour la demoiselle, encore un demi, c'est ça? " Difficile de résister non? Mais ce n'est pas pour ça non plus que ce blog reste désespérément vide de nouveau billet. Et c'est encore moins parcque je suis une grosse flemmarde , parcque ça, ça se saurait.

    Non, tout ça, ce vide, cette absence qui vous fait si mal, je le sais, c'est parcque le 22 juin exactement, j'ai été enlevée par un groupuscule d'adorateurs de Philippe Risoli, qui m'ont torturé pendant des jours et des nuits en m'obligeant à faire tourner une roue en lançant un micro, tout ceci en écoutant "Cuitas les bananas", le légendaire tube de Philippe, disponible à l'écoute sur l'excellent site
    Bides et Musiques. Ce fût le moment le plus pénible de mon existence après le jour où le médecin m'a annoncé que je n'avais plus que 75 ans à vivre. C'est vous dire la pénibilité du truc.
    Ils ont tout de même fini par me relâcher lorsqu'ils se sont enfin aperçus qu'ils ne feraient jamais de moi une adepte du culte risolien et qu'ils auraient beau me faire répéter leur incantation maléfique "Elles sont cuitas , les bananas/ découpée en dos, les patatos/ cuitas les bananas/ découpées en dos, les patatos", j'étais désespérément hermétique au charme envoûtant de Philippe Risoli.

    Du coup, j'étais bien contente parcqu'on était déjà le 2 juillet et que je n'avais toujours rien écris sur mon blog. Il fallait très vite remédier à cela. Je me dépêchais donc de rentrer chez moi, ma tête foumillait déjà d'idées de billets laussi cocasses les unes que les autres mais malheureusement, ces abrutis m'avaient largué au fin fond du Beaujolais et j'ai eu toutes les peines du monde à rentrer chez moi. J'ai du affronter des épreuves difficiles comme manger des racines de plantes ramassées dans un champ (racines qui ressemblaient étrangement à des pommes de terre d'ailleurs), traire une chèvre à mains nues, soudoyer, je ne vous dirais pas comment, un autochtone vigneron au patois incompréhensible pour pouvoir avoir le droit de me reposer quelques heures dans un coin de sa grange en compagnie d'autres réfugiés comme moi qui croûpissaient depuis déjà plusieurs semaines dans ce lieu mal fâmé. Je crois qu'ils se faisaient appeler des saisonniers. Je me suis dépêchée de partir avant d'être réduite au même sort, et me voilà aujourd'hui revenue, saine et sauve certes, mais tout de même meurtrie dans ma chair et mon âme par toutes ces aventures.

    Néanmoins, j'en ressors plus forte, j'ai appris beaucoup, ce fût une expérience humaine extaordinaire, je crois qu'on peut dire que ce qui ne tue pas rend plus fort et que c'est à travers de telles épreuves qu'on s'aperçoit de la vrai valeur de la vie, ainsi que de la vraie valeur de l'argent parcque, croyez-moi, une histoire comme ça, elle va me rapporter un max lorsque je l'aurais vendu à TF1 pour qu'ils en fassent la prochaine saga de l'été.

    Alors après ça, si on vient me reprocher de rien écrire, et bien je vais vraiment finir par croire que la Terre est peuplée de gens sans coeur, incapables de compâtir à la détresse de leur semblable, et ça, c'est vraiment dégueulasse.

    Pour les gens qui auraient envie de m'accuser de mauvaise foi, je leur répondrai que...argghhhh!!! Mon dieu!! les Risoliens!! Ils sont revenus!!! arggghhhh...... (Pour les mauvaises langues qui m'accuseraient de n'avoir rien à répondre, je vous ferais dire que... NON! NON! Pas les Bananas!! Arghhhhh!!)



    Sinon, dans les semaines à venir, je prévoie de rencontrer un grand moine Shaolin qui m'initiera au Kung Fu dans la province de Fujian et je pense que là encore, je mettrai un peu de temps à rentrer. Cette fois, vous êtes prévenus.